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Indications :
  • Chez les personnes qui ont des dents non récupérables par la dentisterie classique ou qui sont déjà édentées, les implants permettent de remplacer ou d’éviter des appareils amovibles au profit d’un bridge constitué de dents fixes.
  • Suite à la perte de quelques dents seulement, la pose d’implants dentaires permettra la réalisation d’un bridge partiel fixe en respectant les dents naturelles adjacentes.
  • Remplacer une seule dent est également possible de la même manière.
  • L’implant est également la solution de choix dans le cadre des agénésies dentaires (absence congénitale de certaines dents).
 
 
 
Technique :
 
De façon générale, on peut dire qu’elle a beaucoup évolué depuis 20 ans.
Au début, dans les années 80 / 90, selon la technique suédoise, il convenait de faire la chirurgie en deux temps :
  • 1er temps : pose des implants et suture de la gencive
  • 2ème temps : réouverture de la gencive pour mettre le pilier, moyen de liaison entre l’implant et la couronne.
Ces 2 interventions étaient séparées de 4 à 6 mois.
 
Dès 1990, la technique en un seul temps chirurgical dite « technique suisse » s'est généralisée pour être la règle aujourd’hui ; on peut donc tout faire en une seule intervention.
 
 
La mise en fonction esthétique immédiate permet aujourd’hui de poser une ou des dents provisoires sur les implants le jour de leur pose, et donc de gagner un temps précieux.
 
Ces mises en charge immédiates sont bien codifiées aujourd’hui chez l’édenté unitaire ou total.
Chez l’édenté partiel (quelques dents manquantes), elles sont moins systématiquement pratiquées. Elles nécessitent un os de bonne densité et une pratique chirurgicale rigoureuse pour obtenir une stabilité primaire irréprochable des implants. Celle ci est  mesurée par un couple d’insertion (30/40 Newton/Centimètre).
 
 
Dernière évolution chirurgicale : les techniques « Flapless » c'est-à-dire sans lambeaux qui permettent de poser des implants sans inciser la gencive.
Seul un orifice de 3 mm de diamètre est réalisé.
Cette prouesse est possible grâce à l’informatique et à l’imagerie moderne en 3 dimensions.
Il est bien évident que les deux avantages immédiats de ces techniques sont le gain de temps et une chirurgie non invasive, avec reprise immédiate de son activité pour le patient.
 
 
Technique « habituelle » de l’étape chirurgicale :
 
A la clinique des Emailleurs, l’anesthésie sera le plus souvent locale mais il est possible selon le souhait de nos patients de réaliser une anesthésie générale ou bien encore une sédation consciente.
 
L’intervention se déroule au bloc opératoire, pour un environnement le plus stérile et le plus sécurisé possible.
 
Le chirurgien effectue une incision dans la gencive et, à l'aide d'un foret, réalise un petit pertuis dans l'os de la mâchoire. L’implant (vis en titane) est alors mis en place. Les suites opératoires sont le plus souvent minimes.
 
 
La durée d’intervention varie en fonction du nombre d’implants posés et s’échelonne entre 30 minutes et 1 heure 30.
 
Nous utilisons deux modes opératoires :
 Le premier fait appel aux écoles suédoises et suisses et nécessite une incision de la gencive.
-  Le second, plus moderne, fait appel à des techniques informatiques de modélisation en 3 D et permet de poser les implants à l’aide d’un guide chirurgical informatisé, sans incision, ni suture de la gencive. C’est une technique réservée le plus souvent à l’édenté complet.

 
   Dr. Belmon


Entre la pose de l’implant et celle de la prothèse définitive, il faut patienter entre trois et six mois pour que l'implant s'intègre parfaitement à l'os de la mâchoire selon un phénomène appelé ostéointégration.
 
Dans certains cas, les implants et une prothèse provisoire fixe peuvent être réalisés dans la même journée. Ceci correspond à des indications bien précises.
 
 
Edentement unitaire : Mise en charge immédiate ? Chronologie


  1. L’extraction de la dent abîmée peut se faire à l’avance ou en même temps que la pose de l’implant.
  2. Pose de l’implant sous anesthésie locale (20 minutes) et réalisation d’une empreinte en fin d’intervention.
  3. Pose le soir même ou le lendemain d’une dent provisoire en résine. Cette dent est gardée 6 mois le temps de la cicatrisation de l’os autour de l’implant et le temps que la gencive prenne sa forme définitive.
  4. 6 mois après la pose de l’implant, le chirurgien dévisse la couronne provisoire, vérifie l’implant et le valide. Il donne alors le « feu vert » au chirurgien dentiste du patient pour la réalisation de la céramique définitive. 
 
Si ce traitement a pris au total 7 mois, on peut remarquer qu’une dent provisoire fixe donne une solution esthétique dès la pose de l’implant.


Edentement partiel : Groupe de plusieurs dents manquantes - Chronologie




Il est tout à fait possible de poser plusieurs implants chez le même patient en une seule fois et sur un, deux ou même trois sites différents.
  1. Il est préférable de faire les extractions des dents malades à l’avance.
  2. Trois mois après les extractions, il est procédé à une réévaluation du volume osseux.
  3. Pose des implants qui sont recouverts de piliers de cicatrisation ; ces piliers sont des petits cylindres en titane qui dépassent de la gencive dès la pose de l’implant.
  4. 3 à 5 mois plus tard, le pilier est enlevé sans qu'il soit besoin d’avoir recours à une anesthésie, puisque le puits existe dans la gencive. A ce stade, le chirurgien valide les implants qui doivent être strictement insensibles. Les piliers de cicatrisation sont remplacés par des piliers définitifs.
  5. Votre chirurgien dentiste fait la prise d’empreinte afin de vous réaliser les couronnes ou les bridges en céramique.
 
Edentement total à la mandibule, arcade inférieure : la technique "All-On-Four"
 



2 principes s’opposent :
 
         1 – Utiliser deux implants pour stabiliser une prothèse qui reste amovible, un peu comme si vous aviez un dentier stabilisé sur deux dents avec des crochets. Technique peu onéreuse mais longue à réaliser et qui peut ne pas satisfaire le patient rêvant de dents fixes.
 
         2 – Le « All-On-Four » : à la Clinique des Emailleurs, c’est la technique de référence et de loin la plus fréquemment réalisée.
Il s’agit de poser quatre implants à la mandibule, et le soir même le patient ressort de la clinique avec des dents fixes vissées sur les implants.
 
 
Véritable avancée dans le traitement de l’édenté total, le fait de retrouver des dents fixes satisfait toujours le patient.
Solution rapide, efficace et très confortable, elle est quasiment toujours réalisable quelle que soit la forme de la mandibule.
 
Elle nécessite une intervention d’une heure trente, sous anesthésie locale, et bien sûr sans hospitalisation.
 
La prothèse posée sur ces quatre implants le jour même de la chirurgie sera, bien que fixe, destinée à être remplacée après un délai de quelques mois à quelques années, par une prothèse, toujours fixe, mais avec une armature en titane qui sera qualifiée de définitive.
 
Toutes ces prothèses fixes imposent un bon nettoyage, effectué à l’aide de brosses à dents.
 
 
Edentement total au maxillaire supérieur : la technique "NobelGuide "
 
Si pour le bas, quatre implants sont de règle, nous essayerons toujours, pour des raisons de solidité et surtout de durée dans le temps d’en privilégier six au maxillaire supérieur totalement édenté.
 
La technologie d’aujourd’hui permet des solutions à la pointe de l’industrie.
C’est le cas des chirurgies guidées par informatique que nous appliquons au maxillaire supérieur.
Explication : le patient totalement édenté fait réaliser un scanner ; le radiologue nous fournit le résultat sur CDRom.

Technique de double scanner : du patient puis de sa prothèse
 
Nous reconstituons avec notre ordinateur une image en 3 dimensions du maxillaire édenté.

Puis les implants sont positionnés au mieux de tous les paramètres, sur l’image.
 
 

Ces résultats sont envoyés via Internet en Suède qui, dans les cinq jours, nous renvoie un guide plastique/titane nous permettant de réaliser les implants tels que prévu par l’ordinateur.

 
 
L'opération n'entraîne ni incision, ni points de suture, ce qui simplifie énormément la chirurgie pour le patient ; une anesthésie locale est cependant nécessaire.
Des dents fixes, qui peuvent être directement définitives, seront placées soit dès la fin de la pose des implants, soit dans les heures qui suivent la chirurgie.
Cette solution moderne met en œuvre des techniques sophistiquées permettant d’aller très vite même dans des cas difficiles, voire considérés comme irréalisables avec d’autres techniques.
 
Cette méthode est également possible pour la mandibule mais y est moins souvent utilisée.
 
Compte tenu d’une chirurgie à minima, ces techniques permettent une reprise d’activité par le patient dès le lendemain.
 
 
Les Greffes


Dans les cas où il manque de l’os ou bien, parfois, pour améliorer le résultat esthétique, votre chirurgien peut proposer une greffe ou un comblement.

Ces techniques vécues comme compliquées par les patients il y a quelques années se sont aujourd’hui considérablement simplifiées et sécurisées.

Grâce à l'amélioration constante des implants, aux progrès de diagnostic avec les nouveaux scanners et logiciels de mise en 3 D,  leur nombre et leur indication tendent à diminuer. Pour autant, elles sont désormais plus accessibles et très peu douloureuses.

Il peut s’agir du comblement d’une dépression ou d’une cavité : par exemple le comblement  partiel de sinus maxillaire ; ce dernier continue d’exister, il est tout simplement un peu plus petit au bénéfice du volume osseux ; c’est la technique classique dite du « Sinus Lift ».
 
 
-         Le Sinus Lift :
 
Le chirurgien utilise un substitut osseux qui va provoquer la réaction de votre organisme et un phénomène d’ossification (ostéo-induction).
 
Il est également possible de prélever de l’os chez le patient (c’est l’autogreffe) mais c’est plus douloureux ; cette méthode est de plus en plus rarement utilisée.
 
De nombreux substituts osseux ont été proposés. Ils sont issus soit de tissus biologiques, soit de la chimie : os lyophilisé d’origine humaine ou animale parfaitement sécurisé, hydroxyapatite, phosphate tricalcique, bioverre et même du corail aujourd’hui très peu utilisé dans cette indication.
 
 
-         Comblement dune dépression au niveau de la gencive :
 
Le chirurgien met en place un greffon de tissu conjonctif prélevé au niveau du palais et suturé sous la gencive.
 
-         Greffe dapposition :
 
Cette greffe est indiquée pour augmenter l’épaisseur d’os.
Bien codifiée sur la mâchoire supérieure, cette chirurgie a des résultats plus aléatoires à la mâchoire inférieure et est donc moins utilisée ; heureusement, elle y est très rarement nécessaire.
 
Pour la mâchoire supérieure, la technique consiste à faire un prélèvement d’os chez le patient.
Cet os provient le plus souvent de la zone des dents de sagesse mandibulaires (= prélèvement ramique).
Le chirurgien prélève des petites plaques qu’il va fixer au moyen de micro vis sur l’os de l’arcade supérieure.
Un délai d’attente de 4 à 6 mois sera nécessaire avant la pose des implants.
 
Dans certains cas, les greffes d’apposition peuvent se réaliser sans prélèvement ; on utilise alors des plaques osseuses stériles et sécurisées fournies par des laboratoires ayant l’autorisation de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSPS).
Dans ce cas, un délai de 8 mois devra être respecté entre la greffe et la pose des implants.
 
-         Greffe composite :
 
Il est possible de cumuler toutes ces techniques (Sinus lift + greffe apposition) chez un même patient ayant une très forte résorption osseuse.
Dans ce cas, l’intervention se fait obligatoirement sous anesthésie générale avec une hospitalisation en ambulatoire.
La prothèse provisoire peut être remise quelques jours plus tard mais devra faire appel le plus souvent à des implants provisoires pour la stabiliser.
 
 
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